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© Laurent Pelé 1995-2013

Monétique et l'avenir des Banques

Si je remets en question l'avenir des banques, c'est parce que je me demande à quoi elles servent.

Le système bancaire sert bien évidement à financer l'économie et a une utilité certaine.

Mais les services apportés par les réseaux bancaires aux particuliers ne justifient pas des agences coûteuses.

Avec l'informatique, les moyens de communication d'aujourd'hui (téléphone, Minitel, fax, poste, internet), le même service peut être obtenu à moindre coût.

En ce qui me concerne, je ne me déplace pratiquement jamais à ma banque, La Poste :

il suffit d'envoyer mes chèques par courrier non affranchi, je peux faire des virements de compte à compte par Minitel (36 14), je peux consulter le solde de mes comptes par Minitel,

Pourquoi je perdrais mon temps à me déplacer, à faire la queue ?

En outre, maintenant, avec la banque directe, on peut avoir un conseiller par téléphone à tout moment pratiquement.

On peut retirer de l'argent aux distributeurs, ceux-ci ne sont pas forcément dans les banques : il y en a dans les gares et aéroport ; certains commerçants dans des lieux éloignés permettent de retirer de l'argent avec une carte bleue (en collaboration avec le système bancaire)

Toutes ces possibilités remettent en cause bon nombre d'agences bancaires et de personnel faisant essentiellement de la paperasserie.

Au pire, si j'ai besoin de voir un banquier en tête à tête pour être conseillé, c'est même mieux que cela soit lui qui se déplace chez moi.

En allant plus loin, on peut même remettre en cause le système des cartes bleues dont le système bancaire a le contrôle. Cela permet incontestablement de mieux gérer son argent en ayant moins de liquidités sur soi mais cela pourrait être mieux.

Pourquoi y aurait il un montant minimum d'achat ?

Je veux pouvoir acheter mon pain, ou mon coca au distributeur avec ma carte bancaire, je veux pouvoir téléphoner avec cette même carte (possible en Bretagne et dans d'autres endroits depuis longtemps mais ce système n'a pas été généralisé), payer le restaurant avec MA carte et pas avec une autre carte ?

Pourquoi faudrait il que toutes les transactions entre un client et un commerçant passe par l'intermédiaire du système bancaire, je n'ai pas forcément envie qu'il y ait un banquier qui sache comment je dépense ou récolte l'argent, où j'étais à telle heure, je veux pouvoir être assuré du respect de ma vie privée.

Et d'ailleurs pourquoi faudrait il être commerçant pour recevoir des paiements par carte bancaires ?

Pourquoi les équipements proposés utilisent ils le téléphone, et pourquoi le système bancaire prend une marge au passage ?

Depuis bien longtemps, Roland Moreno a inventé la carte à puce et développé le système de porte monnaie électronique (PME): il s'agit d'un porte-monnaie sécurisé permettant de régler tout type de transaction (quelque soit le montant) sans passer une banque, le montant étant débité de mon PME pour passer sur le PME de l'autre, la transaction inverse étant bien sûr possible.

Ce porte-monnaie est donc protégé par mot de passe, un autre intérêt réside dans le fait qu'il historise les transactions, il est donc possible de revoir les transactions faites et le solde (toujours grâce à un mot de passe). Ce système n'est pas une utopie, il existe aux États-Unis : et il n'y a pas besoin d'un PC avec lecteur de carte à mémoire pour lire son solde ou l'historique des transactions : sur l'un des système : le lecteur a la taille d'une calculette.

Comme les données sont stockées numériquement, il devient néanmoins possible de récupérer les données avec un lecteur de carte à mémoire branché sur son PC (ou le nouveau Minitel). Fini les facturettes qui traînent partout (je n'aime pas le papier, si on a fait l'informatique, c'est pour intégrer toute la chaine de l'information).

Sinon certaines banques ne sont pas hostiles à ces projets, La Poste y a un rôle précurseur : elle pourrait ainsi accepter la monnaie électronique. Il serait donc possible d'approvisionner mon PME de chez moi si j'ai un lecteur de carte à mémoire ou à l'inverse de déposer l'argent sur mon compte. L'argent disponible pourrait donc fructifier encore mieux, plutôt que de traîner dans mon porte-monnaie.

J'en conviens de nombreux problèmes juridiques apparaissent si on adopte le porte-monnaie électronique :

1) Problème de création monétaire et contrôle de la Banque de France : qui émet l'argent ?

2) Problème de lutte contre la criminalité, l'anonymat des transactions est une barrière aux investigations policières pour lutter contre le trafic de drogue, recel, prostitution ou autre.

Problème de fuite des capitaux à l'étranger et de contrôle des changes : comment les douaniers savent ils que j'exportent de l'argent avec mon PME qui est protégé par un mot de passe.

3) Problème de contrôle des transactions par le fisc.

Problème technique de destruction du PME = perte d'argent, mais qui n'a jamais perdu d'argent ?

4) Problème politique : l'état ne contrôle pas l'argent qui échappe au système bancaire.

5) Problèmes économiques : les banques ne veulent pas que l'argent leur échappe.

6) Problème juridique et technique de la loi du 29 décembre 1990 sur la cryptographie en France, soumettant à autorisation du premier ministre toute prestation cryptographique : la cryptographie est une technique essentielle à la sécurisation des échanges.

Cette loi scélérate empêche donc une pratique sous prétexte qu'elle gêne l'établissement de la preuve d'une infraction.

Notons que la France est un des seuls pays (avec l'Irak et l'Iran) à être doté d'une telle loi, empêchant par exemple : les fax cryptés (tous les pirates du réseau téléphonique peuvent donc lire le contenu de mes fax), les communications cryptées avec GSM (même remarque), le transfert numérique d'informations médicales (le secret médical étant une exigence absolue en matière de santé), mais aussi le poker par correspondance (développé par moi même en 1988).

Pratiquement, cette loi empêche les utilisateurs français des réseaux de protéger les données échangées contre les tiers. La loi empêche même l'authentification du correspondant (on reçoit un bon de commande par fax, on ne peut pas authentifier l'émetteur par un moyen cryptographique à cause de cette loi).

Mais il me semble que l'on est en démocratie, que le pouvoir appartient au peuple qui a la liberté de faire ce qu'il veut.

Si l'on sort du contexte franco-français, ce qui se passe avec le développement de l'Internet et des systèmes ouverts, où actuellement, chaque intervenant peut être à la fois fournisseur d'informations et consommateur d'informations, ces informations deviennent de plus en plus payantes et se transforment en service.

Mais du fait de la nature ouverte du réseau, qui lui a permis de se développer, il est facilement possible d'intercepter une communication, il n'est donc pas très sûr d'effectuer des paiements par carte bancaire : le numéro pourrait être interceptée par une tierce personne et être utilisé à son profit.

Ainsi plusieurs solutions existent pour effectuer les paiements sur le net :

1) cryptage du numéro de carte bancaire : les paiements passent donc toujours par le système bancaire. C'est le système adopté par Netscape Communications qui éditent le principal outil de navigation sur le net.

Ce système n'est pas fiable : la version export de l'algorithme de cryptage a été craqué récemment par quelques polytechniciens (les Etats Unis ont des restrictions à l'exportation d'outil de cryptographie mais n'ont pas de restriction à l'utilisation, la France a des restrictions à l'utilisation et à l'exortation, pas à l'importation).

De plus le système oblige à passer par le système bancaire, il requiert bien sûr une carte bleue internationale. en plus qui sait combien sera prélevé sur le compte bancaire (car il est transmis au correspondant).

Sur le réseau Microsoft Network, lancé par Microsoft avec la sortie de Windows 95, il est aussi demandé un numéro de carte bleue internationale, une carte bleue nationale est refusé. De plus, l'utilisateur n'a pas vraiment le contrôle de ce qui peut être fait avec ce numéro.

2) Création d'un compte associé à la carte bancaire, le numéro de carte bancaire n'est donc transmis qu'une fois et pas forcément par le net (cela peut être par courrier, téléphone ou autre).

Ensuite c'est le numéro de compte qui est transmis sur le Net. Ce système n'apporte pas tellement plus de garantie. De plus ceux qui le proposent ont une position assez marginale.

3) Système s'inspirant du porte monnaie électronique, garantissant l'anonymat de l'acheteur mais pas l'anonymat du vendeur. Il a été développé par David Chaum, Hollandais, ancien chercheur en cryptographie et maintenant patron de la société Digicash.

En tant que bêta testeur de la version de test avec de la monnaie virtuelle,

je peux garantir que ce système fonctionne très bien, : à chaque fois que mon compte est débité, je suis prévenu.

De plus, je peux ne laisser chez moi (sur mon disque dur) que 3 cyberdollars et laisser le reste à la banque, si j'ai un crash disque, je perd donc peu d'argent, et je suis sûr que j'en dépenserais peu. Je peux contrôler que le même commerçant ne me pompe pas trop d'argent...

J'ai donc le contrôle de ce qui est débité sur mon compte, j'ai un historique, un mot de passe...

De plus, comme le vendeur n'est pas anonyme, les craintes des autorités judiciaires sont atténuées. Par contre, le consommateur est assuré du respect de sa vie privée, il peut aussi être prémuni contre du marketing sauvage (publipostage, marketing téléphonique ou junk mail)

D'un point de vue technique, l'algorithme utilisé est public et est suffisamment fiable pour pouvoir être adopté par le système financier.

N'oublions pas que l'anonymat est essentiel en matière bancaire : le secret bancaire est le fonds de commerce des banques suisses.

Ce système laisse entrevoir de nouvelles possibilités : je peux placer 1 dollar au Japon pendant 1 jour (le montant minimum de la transaction est de 1 cent). Je peux donc vraiment faire ceque je veux avec mon argent.

Mais le corollaire du gain en liberté, en sécurité et en démocratie pour l'utilisateur/consommateur de ce système est que la déréglementation induite inquiète les pouvoirs publics et le système bancaire: je peux donc facilement placer mon argent à l'étranger...

De plus ce système permet la décentralisation des services : on paye un prescripteur qui nous dit de s'adresser à un conseiller financier en Australie que l'on paye pour les services qu'il rend, il propose d'investir à Singapour. On ne paye donc que les services et pas les parasites, un conseiller peut travailler quand il veut de chez lui : moins de frais de structure. Il y a moins de papiers et de formalités, la libre création d'entreprise est favorisée et la vraie valeur ajoutée est payée.

La réglementation française très restrictive sur la cryptographie risque d'isoler la France. Tout comme la non standardisation du Minitel, ses limitations techniques et surtout son caractère peu ouvert et évolutif ont empêché son extension à l'internationale.

Quant aux craintes de la Banque de France sur la possibilité de création monétaire, ce système de porte monnaie garantie l'essentiel mais elle semnble mal préparée à son étude.

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